[ Prologue ]

[ Prologue ]

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Et encore une fois j'ai tapé Erase pour recommencer autre chose. Et je crois que ça sera ainsi jusqu'à ce que j'ai trouvé quelque chose qui me convienne. Je suis inconstante et lunatique. Mes histoires en font les frais. Je n'aime pas. J'efface. J'avais même oublié l'existence de celle-ci. S'impliquer trop dans une histoire fait souffrir. Alors je commence autre chose ... On verra. Je ne vous demande pas de comprendre ou bien d'aimer. Je m'excuse à l'avance pour mes humeurs et le tournant que prendra sûrement cette histoire.



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Je fuis les médias. Je vis dans leurs ombres. Je n'ai pas le droit de me montrer. Elles ne savent pas que j'existe et c'est bien mieux comme ça, croyez moi. Je suis toujours sur les routes. Je ne vois plus mes amies ni ma famille depuis bientot trois ans. J'ai 19 ans et je vis dans des hôtels de luxe. Non, je ne suis pas Crésus. Ni une star ou encore une people dans le vent. Je ne suis que l'assistante d'un groupe de Rock bien trop médiatisé pour leurs petites têtes. Enfin "assistante" ... je dirai plutôt boniche mais ça ne faisait pas assez classe sur le c.v. celon ce cher David Jost. J'ai de la chance me direz-vous. C'est bien parce que vous ne les connaissez pas.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 18:38

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 10:07

[ Chapter 1 ] << I know that I am falling down and I can't do this alone anymore. >>

[ Chapter 1 ]                                                                                                                                             << I know that I am falling down and I can't do this alone anymore. >>
Des cris, des flashs, des cris, des flashs et ainsi de suite. Ils viennent de descendre du van, arborant un de leur sourires préfabriqué qui fait vendre. Seul Gustav ne fait aucun effort. Lui, depuis le début il a été clair sur le sujet. Les médias l'emmerdent et il emmerde les médias. Bill salue les fans en chaleur qui ne cessent de scander son prénom, douce musique à ses oreilles. Mon dieu si elles savaient. Tom suit son jumeau de près, il ne le montre pas mais cette foule l'effraie. C'est vrai que le pseudo bad-boy du groupe agoraphobe ça la fout mal, alors il prend sur lui et ne lâche pas son jumeau d'une semelle. Georg n'est pas bien loin, un peu absent, un peu dans ses pensées, il aime bien la célébrité mais pas trop. David Jost leur colle au cul, souriant à la foule, se prenant pour la star alors qu'il n'est que le producteur / manager et mon employeur au passage. Et moi ? Moi je regarde la scène de l'intérieur du van teinté, garé un peu plus loin. Il ne faut surtout pas que l'on me voit. Je n'ai pas envie de finir comme Nathalie, la maquilleuse, qui est la pseudo-petite-amie-de-Bill-Kaulitz-le-gay-de-service. Alors j'attend bien sagement que StefanVSD revienne me chercher pour que je rentre par la porte de derrière et que j'aille travailler, chose qu'il ne tarde pas à faire. Il me file mon pass Backstage que j'enfile. Ca fait tellement tâche sur ma robe vert emeraude dont le prix restera un secret entre mon banquier et moi. Je suis Stefan qui me conduit à la loge des garçons, j'entre sans frapper et y trouve Nathalie déjà en train de faire son travail de ravalement de façade sur Bill-la-diva.

- Bon, qui veut quoi ? Dépêchez-vous, j'ai pas dix ans avant que vous alliez vous placer dans la salle ...
- Un Mocca glacé light avec supplément de chantilly.


Bill, chieur né.

- Un double mocca suplément cacao pour moi.

Tom sur la même lancé que son frère.

- Un grand latte avec un noix de canelle et beaucoup d'asparthame. Pas du sucre hein ? De l'asparthame.

Georg dans un de ces jours où il va me faire chier. Jusqu'au bout.

- Merci, je sais encore ce que c'est de l'asparthame Georg. Gustav ? Un café ?
- Double expresso.

- Bien. David ? Nathalie ?
- Non merci, en choeur.
- Okay, donc ça sera quatre café rempli d'arsenic.

Et je pars en claquant la porte. Mes chères et tendres Manolo Blahnik claquent sur le sol. J'ai dix minutes pour aller récupérer leur commande au Starbuck le plus près et revenir avant qu'ils ne soient installés. Ce soir, c'est la cérémonie des Comets et ils sont nominés dans 3 catégories. Ils savent déjà qu'ils ont remportés les trois prix mais bien évidement il va falloir qu'ils jouent la carte de la grande surprise. Bill a déjà préparé son discours, il le connaît par coeur, il sait quand il doit faire semblant d'être beaucoup trop ému pour pouvoir parler, il sait quelle vitesse donner à son texte pour faire croire qu'il cherche ses mots ou bien qu'il déballe tout ce qu'il a sur le coeur. Tout est très bien orchestré croyez-moi. C'est du théâtre, du grand art.
Vous vous demandez sûrement comment du haut des mes 19 ans je suis l'heureuse locataire de ce poste depuis que j'en ai 16 ? Rien de plus simple : le plombier de mon père avait un frère qui travaillait dans la communication, sa mère était technicienne de surface - pour encore ne pas dire boniche - là bas, elle connaissait bien le patron donc elle a parler de moi et voilà ! Piston. Piston. Piston. Non .. en fait ça ne s'est pas réellement passé comme ça. J'étais chez mon père en vacances d'été à Hambourg et un soir en boîte j'ai rencontré David. Il m'a fait du rentre dedans mais c'est rapidement calmé quand je lui ai annoncé que je n'avais que 16 ans. On a discuté et de fil en aguille il m'a dit qu'il venait de découvrir un groupe de jeune et qu'il aurait bien besoin d'une assistante. Evidement je n'avais pas encore mon bac mais ce genre d'opportunité, ça ne se refuse pas. J'avais donc accepté et de son assistante à lui, j'étais devenue leur assistante. Chose qu'ils ne cessent de me rappeler, au passage. Au départ ils avaient eu du mal à accepter une fille dans leur groupe mais ils s'y étaient rapidement fait et adoraient se servir de moi. Le succès arrivant, je leur était devenue plus qu'utile et ils avaient toujours recourt à mes services. J'e suis leur bonne à tout faire pour tout vous dire, mais je ne m'en plains pas. Je m'amuse quand même pas mal avec eux, même si il y a des jours où on ne peut pas se voir en peinture à force de toujours être tous ensemble. Je suis un peu le cinquième membre du groupe, sauf que je ne monte pas sur scène, mais ils m'ont accordé cette place spéciale de conseillère et d'amie ou d'ennemi quand ils en ont envie.

De retour avec leurs cafés, je cours encore dans les couloirs et dépose le tout avec une classe théâtrale sur la table basse de leur loge. Ils n'aiment pas ce genre de cérémonie, ça les ennuies. La seule chose qui les amuse c'est qu'ensuite ils vont pouvoir aller se bourrer la gueule en afterparty Baby.

- Les cafés de ces divas sont avancés.

Un grand sourire carnacier sur mon visage et une petite révérence les fait rire. Nathalie a fini son travail sur Bill qui s'approche de moi et me serre si fort contre lui que je manque d'étouffer.

- Merci darling.
- Derien chéri, derien.
- Tu as failli être en retard, on va s'installer dans deux minutes.
- Georg, tu as tes règles aujourd'hui ou quoi ?


Tom rigole comme un con et du coup Nathalie lui fout un coup de pinceau dans le nez. Il grogne de mécontentement et elle en remet une couche en lui chatouillant les narines avec les poils du pinceau. Je la regarde faire en rigolant.

- En scène les enfants ! En scène !!

David tappe dans les mains et ouvre la porte de la loge. Tous perdent instantanément leur sourires et se dirigent vers la sortie.
Je n'existe à nouveau plus.


# Posté le mercredi 02 juillet 2008 10:39

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 11:09

[ Chapter 2 ] << Can you look me in the eyes and tell me that you are happy now ? >>

 [ Chapter 2 ]    << Can you look me in the eyes and tell me that you are happy now ? >>

Tout c'est déroulé comme prévu. Les garçons ont gagnés les trois comets et même le Supercomet. Ils ont feint la surprise à chaque fois et Bill à même failli nous décrocher une petite larme. David sautillait comme une puce à chaque fois que les présentateurs criait "TOKIO HOTEL" déclanchant ainsi les hurlements de la foule. Il se frottait les mains dans un tic nerveux qu'il avait depuis que le succès des garçons était venu toquer à sa porte. J'ai observé tout ce petit manège depuis une des loges où un écran géant rediffusait la cérémonie en compagnie de Nathalie. Elle ne cessait de jouer avec son téléphone. Son mari l'attendait, après ce soir, elle était en vacances pour une semaine. Nous retournions à Hambourg et les garçons allaient travailler un peu sur le nouvel album qui était quasiment terminé malgré leur démentis publiques. Et oui, il faut bien faire croire à tout le monde qu'ils vont bosser durs durant les prochains mois ces petits. Bosser dur, ou pas d'ailleurs. Ils vont surtout se prendre trois mois de repos bien mérité avant de commencer 2009 en beauté. Vous n'imaginez pas ce qui vous attends, oh non.

Après la cérémonie, les autographes, les interviews, les fans hystériques et autres, Bill, Tom et David sont allé en Afterparty, histoire-de, alors que je suis partie avec Georg et Gustav dans une boîte de nuit de Dusseldorf. Il était prévu que les jumeaux nous rejoignent plus tard, si toute fois ils tenaient encore debout. Les deux G n'allaient que très rarement en afterparty, ils n'aimaient pas ça et leurs présences n'étaient apparement pas obligatoire donc ils préferaient nettement aller se bourrer la gueule dans un club privé. Et moi aussi. Le plus fêtard était Georg, sans aucun doute, et il avait la fâcheuse tendance à m'entraîner avec lui.
Les verres s'entassaient sur la table basse de notre coin VIP, l'heure était assez avancée et Gustav avait déjà disparu avec une très belle blonde. J'étais entrain de danser collé-serré avec Georg quand les jumeaux firent leur apparition. Je sautai au cou de Bill qui vascilla et manqua de nous faire tomber.

- Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiill !
- Ta gueule, j'ai entendu ça toute la soirée.


Sourire moqueur. Je sais qu'il déteste ça mais je le fais quand même. Tom a l'air plutôt renfrogné, il a du se passer quelque chose. Un signe de tête à Bill lui suffit pour comprendre qu'il doit m'expliquer.

- Il était sur le point de conclure un plan à trois quand David nous a dit qu'on partait.
- Oh ... je vois .... !


Le dit Tom-le-tombeur-de-ses-dames me tire la langue et se fait un shot de Vodka posé sur la table. Comme si il n'avait pas assez d'alcool dans le sang. Il se laisse tomber sur le canapé et Georg se rassoit à côté de lui. Le bassiste sort un petit sachet de poudre blanche de sa poche et l'agite doucement sous le nez de Tom qui se remet à sourire niaisement. Sourire niais que nous avons tous sur notre visage au passage. Il débarrasse un bout de la table et trace un nombre équitable de lignes. Chacun se fait son petit plaisir et Georg range le matériel. Quoi, vous êtes étonnés ? Choqués ? Nous n'évoluons pas dans le même monde mes chéris. L'alcool continuant de couler à flot, nos pensées se font de moins en moins cohérante. Je rigole sans cesse, accompagné par Bill. On se moque de Tom et Georg qui ont prit une pauvre nana en sandwich sur la piste de danse. Ils se livrent une guerre silencieuse pour savoir lequel finira avec. Mais défoncés comme ils sont, ils pourraient très bien finir tous les trois ensemble. J'ai mal au ventre à force de rire. Bill me choppe la main et m'entraîne sur la piste, une coupe de champagne à la main. Je me colle contre lui et ondule scandaleusement du bassin. Il sourit et me fait boire un peu dans sa coupe avant de la balancer vide plus loin. Ses mains glissent sur moi et froissent ma robe courte. Je respire son odeur, il sent si bon. La danse se fait plus langoureuse et je sens qu'il réagit. Un sourire narquois s'affiche sur mon visage alors qu'il me garde contre lui et joue au même jeu que moi.

- Bill, tu bandes.
- Ta gueule, je sais.
- Mon dieu, Bill Kaulitz bande pour une ... fille !


Je me remet à rire alors qu'il donne un coup de bassin contre mes hanches pour me prouver que j'ai bien raison.

- Jusqu'à preuve du contraire, t'es pas un mec effectivement.
- Non, pour ça faut aller voir Georg.
- Et je te rapelle que je ne suis pas homo.
- Mais tu n'es pas hétéro non plus mon coeur.


Sourire. Il plonge son regard dans le mien et rit légérement. Je suis captivée. Ce mec transpire le sexe. Comment toutes ces nanas peuvent l'imaginer puceau et sage comme une image ? Comment ? Franchement ça me dépasse. Mes mains aggripent ses fesses et je me colle encore un peu plus contre lui. Ma tête tourne délicieusement, la musique résonne dans ma tête.

Jeunesse se fait.

Tout semble si parfait et pourtant, pourtant, sous cette atmosphère embrumée par l'alcool et la drogue se cachent bien des secrets. Ce soir je suis leur égale, leur alter-ego féminin. Ce soir je suis de repos moi aussi. Mais demain ... demain ...

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 12:50

Modifié le vendredi 04 juillet 2008 21:18