Des cris, des flashs, des cris, des flashs et ainsi de suite. Ils viennent de descendre du van, arborant un de leur sourires préfabriqué qui fait vendre. Seul Gustav ne fait aucun effort. Lui, depuis le début il a été clair sur le sujet. Les médias l'emmerdent et il emmerde les médias. Bill salue les fans en chaleur qui ne cessent de scander son prénom, douce musique à ses oreilles. Mon dieu si elles savaient. Tom suit son jumeau de près, il ne le montre pas mais cette foule l'effraie. C'est vrai que le pseudo bad-boy du groupe agoraphobe ça la fout mal, alors il prend sur lui et ne lâche pas son jumeau d'une semelle. Georg n'est pas bien loin, un peu absent, un peu dans ses pensées, il aime bien la célébrité mais pas trop. David Jost leur colle au cul, souriant à la foule, se prenant pour la star alors qu'il n'est que le producteur / manager et mon employeur au passage. Et moi ? Moi je regarde la scène de l'intérieur du van teinté, garé un peu plus loin. Il ne faut surtout pas que l'on me voit. Je n'ai pas envie de finir comme Nathalie, la maquilleuse, qui est la pseudo-petite-amie-de-Bill-Kaulitz-le-gay-de-service. Alors j'attend bien sagement que StefanVSD revienne me chercher pour que je rentre par la porte de derrière et que j'aille travailler, chose qu'il ne tarde pas à faire. Il me file mon pass Backstage que j'enfile. Ca fait tellement tâche sur ma robe vert emeraude dont le prix restera un secret entre mon banquier et moi. Je suis Stefan qui me conduit à la loge des garçons, j'entre sans frapper et y trouve Nathalie déjà en train de faire son travail de ravalement de façade sur Bill-la-diva.
- Bon, qui veut quoi ? Dépêchez-vous, j'ai pas dix ans avant que vous alliez vous placer dans la salle ...
- Un Mocca glacé light avec supplément de chantilly.
- Un double mocca suplément cacao pour moi.
- Un grand latte avec un noix de canelle et beaucoup d'asparthame. Pas du sucre hein ? De l'asparthame.
- Merci, je sais encore ce que c'est de l'asparthame Georg. Gustav ? Un café ?
- Double expresso.
- Bien. David ? Nathalie ?
- Non merci, en choeur.
- Okay, donc ça sera quatre café rempli d'arsenic.
Et je pars en claquant la porte. Mes chères et tendres Manolo Blahnik claquent sur le sol. J'ai dix minutes pour aller récupérer leur commande au Starbuck le plus près et revenir avant qu'ils ne soient installés. Ce soir, c'est la cérémonie des Comets et ils sont nominés dans 3 catégories. Ils savent déjà qu'ils ont remportés les trois prix mais bien évidement il va falloir qu'ils jouent la carte de la grande surprise. Bill a déjà préparé son discours, il le connaît par coeur, il sait quand il doit faire semblant d'être beaucoup trop ému pour pouvoir parler, il sait quelle vitesse donner à son texte pour faire croire qu'il cherche ses mots ou bien qu'il déballe tout ce qu'il a sur le coeur. Tout est très bien orchestré croyez-moi. C'est du théâtre, du grand art.
Vous vous demandez sûrement comment du haut des mes 19 ans je suis l'heureuse locataire de ce poste depuis que j'en ai 16 ? Rien de plus simple : le plombier de mon père avait un frère qui travaillait dans la communication, sa mère était technicienne de surface - pour encore ne pas dire boniche - là bas, elle connaissait bien le patron donc elle a parler de moi et voilà ! Piston. Piston. Piston. Non .. en fait ça ne s'est pas réellement passé comme ça. J'étais chez mon père en vacances d'été à Hambourg et un soir en boîte j'ai rencontré David. Il m'a fait du rentre dedans mais c'est rapidement calmé quand je lui ai annoncé que je n'avais que 16 ans. On a discuté et de fil en aguille il m'a dit qu'il venait de découvrir un groupe de jeune et qu'il aurait bien besoin d'une assistante. Evidement je n'avais pas encore mon bac mais ce genre d'opportunité, ça ne se refuse pas. J'avais donc accepté et de son assistante à lui, j'étais devenue leur assistante. Chose qu'ils ne cessent de me rappeler, au passage. Au départ ils avaient eu du mal à accepter une fille dans leur groupe mais ils s'y étaient rapidement fait et adoraient se servir de moi. Le succès arrivant, je leur était devenue plus qu'utile et ils avaient toujours recourt à mes services. J'e suis leur bonne à tout faire pour tout vous dire, mais je ne m'en plains pas. Je m'amuse quand même pas mal avec eux, même si il y a des jours où on ne peut pas se voir en peinture à force de toujours être tous ensemble. Je suis un peu le cinquième membre du groupe, sauf que je ne monte pas sur scène, mais ils m'ont accordé cette place spéciale de conseillère et d'amie ou d'ennemi quand ils en ont envie.
De retour avec leurs cafés, je cours encore dans les couloirs et dépose le tout avec une classe théâtrale sur la table basse de leur loge. Ils n'aiment pas ce genre de cérémonie, ça les ennuies. La seule chose qui les amuse c'est qu'ensuite ils vont pouvoir aller se bourrer la gueule en afterparty Baby.
- Les cafés de ces divas sont avancés.
Un grand sourire carnacier sur mon visage et une petite révérence les fait rire. Nathalie a fini son travail sur Bill qui s'approche de moi et me serre si fort contre lui que je manque d'étouffer.
- Merci darling.
- Derien chéri, derien.
- Tu as failli être en retard, on va s'installer dans deux minutes.
- Georg, tu as tes règles aujourd'hui ou quoi ?
Tom rigole comme un con et du coup Nathalie lui fout un coup de pinceau dans le nez. Il grogne de mécontentement et elle en remet une couche en lui chatouillant les narines avec les poils du pinceau. Je la regarde faire en rigolant.
- En scène les enfants ! En scène !!
David tappe dans les mains et ouvre la porte de la loge. Tous perdent instantanément leur sourires et se dirigent vers la sortie.
- Bon, qui veut quoi ? Dépêchez-vous, j'ai pas dix ans avant que vous alliez vous placer dans la salle ...
- Un Mocca glacé light avec supplément de chantilly.
Bill, chieur né.
- Un double mocca suplément cacao pour moi.
Tom sur la même lancé que son frère.
- Un grand latte avec un noix de canelle et beaucoup d'asparthame. Pas du sucre hein ? De l'asparthame.
Georg dans un de ces jours où il va me faire chier. Jusqu'au bout.
- Merci, je sais encore ce que c'est de l'asparthame Georg. Gustav ? Un café ?
- Double expresso.
- Bien. David ? Nathalie ?
- Non merci, en choeur.
- Okay, donc ça sera quatre café rempli d'arsenic.
Et je pars en claquant la porte. Mes chères et tendres Manolo Blahnik claquent sur le sol. J'ai dix minutes pour aller récupérer leur commande au Starbuck le plus près et revenir avant qu'ils ne soient installés. Ce soir, c'est la cérémonie des Comets et ils sont nominés dans 3 catégories. Ils savent déjà qu'ils ont remportés les trois prix mais bien évidement il va falloir qu'ils jouent la carte de la grande surprise. Bill a déjà préparé son discours, il le connaît par coeur, il sait quand il doit faire semblant d'être beaucoup trop ému pour pouvoir parler, il sait quelle vitesse donner à son texte pour faire croire qu'il cherche ses mots ou bien qu'il déballe tout ce qu'il a sur le coeur. Tout est très bien orchestré croyez-moi. C'est du théâtre, du grand art.
Vous vous demandez sûrement comment du haut des mes 19 ans je suis l'heureuse locataire de ce poste depuis que j'en ai 16 ? Rien de plus simple : le plombier de mon père avait un frère qui travaillait dans la communication, sa mère était technicienne de surface - pour encore ne pas dire boniche - là bas, elle connaissait bien le patron donc elle a parler de moi et voilà ! Piston. Piston. Piston. Non .. en fait ça ne s'est pas réellement passé comme ça. J'étais chez mon père en vacances d'été à Hambourg et un soir en boîte j'ai rencontré David. Il m'a fait du rentre dedans mais c'est rapidement calmé quand je lui ai annoncé que je n'avais que 16 ans. On a discuté et de fil en aguille il m'a dit qu'il venait de découvrir un groupe de jeune et qu'il aurait bien besoin d'une assistante. Evidement je n'avais pas encore mon bac mais ce genre d'opportunité, ça ne se refuse pas. J'avais donc accepté et de son assistante à lui, j'étais devenue leur assistante. Chose qu'ils ne cessent de me rappeler, au passage. Au départ ils avaient eu du mal à accepter une fille dans leur groupe mais ils s'y étaient rapidement fait et adoraient se servir de moi. Le succès arrivant, je leur était devenue plus qu'utile et ils avaient toujours recourt à mes services. J'e suis leur bonne à tout faire pour tout vous dire, mais je ne m'en plains pas. Je m'amuse quand même pas mal avec eux, même si il y a des jours où on ne peut pas se voir en peinture à force de toujours être tous ensemble. Je suis un peu le cinquième membre du groupe, sauf que je ne monte pas sur scène, mais ils m'ont accordé cette place spéciale de conseillère et d'amie ou d'ennemi quand ils en ont envie.
De retour avec leurs cafés, je cours encore dans les couloirs et dépose le tout avec une classe théâtrale sur la table basse de leur loge. Ils n'aiment pas ce genre de cérémonie, ça les ennuies. La seule chose qui les amuse c'est qu'ensuite ils vont pouvoir aller se bourrer la gueule en afterparty Baby.
- Les cafés de ces divas sont avancés.
Un grand sourire carnacier sur mon visage et une petite révérence les fait rire. Nathalie a fini son travail sur Bill qui s'approche de moi et me serre si fort contre lui que je manque d'étouffer.
- Merci darling.
- Derien chéri, derien.
- Tu as failli être en retard, on va s'installer dans deux minutes.
- Georg, tu as tes règles aujourd'hui ou quoi ?
Tom rigole comme un con et du coup Nathalie lui fout un coup de pinceau dans le nez. Il grogne de mécontentement et elle en remet une couche en lui chatouillant les narines avec les poils du pinceau. Je la regarde faire en rigolant.
- En scène les enfants ! En scène !!
David tappe dans les mains et ouvre la porte de la loge. Tous perdent instantanément leur sourires et se dirigent vers la sortie.
Je n'existe à nouveau plus.